De...ce qu'on fait...

Que faire?
A l'heure ou la terre s'ébroue...
Peut-on encore poêtiser l'hypothétique harmonie d'un homme-organe d'un monde,
vanter l'amour, dessiner la passion?
L'être humain m'emmerde et j'ai jamais été plus humain.
Il me faut mon matériel d'appuis, d'appel, de déplacement; mes couches d'isolation quotidiennes...
Je m'inspire, je m'abreuve à la source de mes maux.
J'investis petit à petit dans l'objet et l'électricité me grille.
Un serviteur de plus de la grande déesse consommatrice?
Alors que faire? Ou est mon rôle? Est-ce un rôle d'artiste éveillé vantant l'écologisme, encourager la bonne conscience du conso-acteur- recycleur? Appuyer les domaines politicos environnemento-socio-éducatif et s'applaudir d'avoir réussi pour une fois à viser la poubelle?
Alors, construire la nouvelle arche? L'utopique projet fou et désespéré lorsque la diversité s'éteint chaque jours sous mon propre joug. Alors?
Penser positivement, il faudrait... Ne pas écarquiller les yeux devant l'ampleur du désastre, mais fermer les paupières, esquisser un sourire...Amer. Aimer... Je n'arrive parfois plus à aimer.
Alors... Je m'en retourne à l'attitude vengeresse, négative et sans futur... Se détruire salement, longuement, comme on torture son propre amour. Se flinguer au flash ball, à l'absinthe joyeuse et colorée...
Et vomir,
et dormir...
La critique n'est plus visionnaire, c'est un fait établit servant de faire-valoir aux obscurantistes du pouvoir... Une nouvelle raison de s'enrichir sans doute à bien y travailler. Quand aux alter-natives, prendre des risques personnels pour la terre, il parait que c'est la deuxième menace terroriste du pays.
Nous avons effectivement provoqué le déclin de notre environnement. C'est vrai qu'il reste quelques gens hors jus qui n'y crois goutte mais le vase déborde... Alors que faire?
La radicalisation de tout bord guette...


